Gentleman cambrioleur

C'est le plus grand des voleurs,
Oui, mais c'est un gentleman.
Il s'empar' de vos volailles
Sans vous menacer d'une arm'.
Quand il détrouss' une ferme
Il laisse toujours quelques fleurs
Gentleman cambrioleur
Est un grand seigneur.

Il viens chez vous la nuit
Sans déranger votre sommeil.
Il attrape sans bruit
La poulette achetée la veill',
Puis au moment d'partir
II écrit sur vos carreaux
"J'vous laisse les oeufs pour votr' omelette"

C'est le plus grand des voleurs,
Oui, mais c'est un gentleman
Et chaque poule à son heure
Rêve de voir son visag'.
De la rousse à la noiraude
Dans tous les poulaillers de France
Gentleman cambrioleur
A gagné les c½urs.
______

Pour le Karaoké c'est ici.

# Posté le jeudi 03 avril 2008 14:52

Modifié le mardi 24 mars 2009 03:07

Et la mer et l'amour

Et la mer et l'amour
Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage,
Et l'amer est amère, et l'amour est amer,
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.

Celui qui craint les eaux, qu'il demeure au rivage,
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer,
Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.

La mère de l'amour eut la mer pour berceau,
Le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau,
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.

Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.


By Pierre de Marboeuf - Recueil de vers - 1628

# Posté le mercredi 02 avril 2008 14:31

Modifié le mardi 24 mars 2009 03:06

....

Autre exemple de détournement : la dualité, on définit une chose par son contraire. Comment sait-on qu'on aime une personne ? Le moyen le plus courant : cette personne nous manque quand elle n'est pas là ! Incroyable mais vrai, on définit l'amour sentiment par l'intensité de sa frustration !! Je pense tout le temps à lui ou à elle, il/elle me manque, j'ai tant besoin de recevoir son amour, son attention, sa complicité, il/elle fait partie de moi, sans lui/elle, je ne suis pas entier, je ne peux concevoir ma vie sans lui/elle...Et comme pour le bout de chocolat, quand on est en présence de l'être aimé, on pense à tout sauf au bonheur présent, à prendre conscience de la chaleur du sentiment d'amour, à ressentir la flamme dans son c½ur et la joie, la légèreté qu'elle procure, à se sentir si bien, à profiter de l'instant magique...On est encore détourné vers des pensées futiles qui nous décentrent dans le passé ou le futur : pourquoi cette dispute l'autre jour, quand te reverrai-je ? Tu vas bientôt partir et tu me manques déjà ! Alors que je sais que je t'aime, je suis triste avec toi car tu ne me combles pas comme « je » voudrais ! Comme on en veut toujours plus, et que l'être aimé n'est qu'un humain à nos yeux, avec son propre ego, donc forcément limité, on ne sait pas profiter du bonheur qui se présente à nous.

# Posté le lundi 31 mars 2008 05:38

Modifié le mardi 24 mars 2009 03:06

Je ne suis pas hôtesse de l'air

Je ne suis pas hôtesse de l'air
Je HAIS les changements d'horaire
Déjà que je n'ai toujours pas récupéré du passage à l'heure d'hiver.
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Dopée au Guronsan. Y'a pas d'autres solutions.

# Posté le lundi 31 mars 2008 02:28

Modifié le lundi 23 mars 2009 16:08

Les quatre saisons

Les quatre saisons
Les quatre saisons

Il était une fois un homme, père de 4 fils.
Il voulait apprendre à ses 4 fils de ne point juger précipitamment. Pour cela il les envoya faire chacun faire une enquête personnelle, ils devaient se rendre à une distance lointaine et aller chacun observer un poirier.
Le premier fils partait en hiver, le second au printemps, le troisième en été et le benjamin en automne.

Quand tous furent partis et revenus, il les rassembla et leur demanda de lui décrire ce qu'ils avaient vus.
Le premier fils dit que l'arbre était affreux, plié et les branches tordus.
Le second dit, "non, il était couvert de pousses vertes et plein de promesses".
Le troisième n'était pas d'accord et dit "il était couvert de fleurs qui sentait si agréable et je le trouvais majestueux, c'était l'arbre le plus gracieux que j'avais jamais vu".
Le benjamin secoua sa tête pour bien marquer son désapprobation en disant que les fruits étaient tous murs, lourds de leur jus et plein de promesses.

Le brave homme leur dit alors, "mes fils vous avez tous raison et oui, vous avez tous été à une saison différente et donc chacun a vu seulement une saison dans la vie de l'arbre".
Il leur dit aussi qu'ils ne pouvaient pas juger un arbre ni un être humain en seulement une saison et que l'essence de ce qu'ils sont en réalité ne peut être jugée en seulement une petite partie de vie, car il y a les joies, les peines, les regrets, etc, et qu'ils peuvent seulement être jugé tout à la fin de leur existence.
Si tu abandonnes en hiver alors tu manques inévitablement la promesse du printemps, la beauté de l'été et l'accomplissement de l'automne.

Ne laissez pas le chagrin d'une saison détruire toute la joie de tout ce qui est encore à venir.
Ne jugez pas la vie à cause d'un passage difficile.
Persévérez et n'évitez pas les chemins difficiles qui se présentent à vous et soyez-en sûrs l'avenir est plein de promesses car tout change éternellement.

Vit simplement, aime généreusement, prends soin de toi et des autres grandement.
Parles poliment et gentiment.
Le bonheur te garde doux et en beauté, les expériences te rendent fort et les larmes te gardent humain.
Les échecs préservent ton humilité et les succès te font briller.

# Posté le vendredi 28 mars 2008 05:32

Modifié le lundi 23 mars 2009 16:07